L'Été, c'est une association de mots magiques qui forment une passerelle vers le bonheur. Pour moi, l'Été, c'est d'abord le Soleil. Un grand soleil bien chaud dans un ciel bleu, un soleil qui réchauffe et qui aveugle tant et si bien qu'on est contraint d'adopter les fameuses lunettes de soleil. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque été je suis obligée d'acheter une nouvelle paire de lunettes, car elles finissent toutes dans de piteux états : badigeonnées de crème solaire séchée (« j'ai oublié de refermer le tube... »), rayées à force d'avoir trainé dans le sable ou sur les rochers, prêtées à des amis de saison que je ne reverrai jamais ; ou encore oubliées sur la balançoire d'un camping à l'étranger... Que d'aventures, pour de simples lunettes de soleil ! Mais l'Été, c'est ça : on part de rien, et on en fait toute une montagne. Une simple odeur de crème solaire, et on fonce à la plage pour se dorer au soleil... Avant de repartir illico presto devant la masse abominable de touristes qui se tassent, serviettes sur serviettes, et qui se battent pour chaque centimètre carré de sable humide. Ça devrait être interdit, les touristes, pour nuisances visuelles, sonores et olfactives à la population riveraine. Sans déconner, on est pas mieux, quand on peut s'allonger cinq minutes sur sa serviette de 3 mètres de long sans avoir à redouter les fameux jets de boue sableuse des petits monstres Hollandais ? Non pas que j'ai quelque chose contre les Hollandais, hein. C'est pareil pour les Français d'Eau Douce. Attendez, que je sois bien comprise : j'appelle « Français d'Eau Douce » tout ressortissant de France métropolitaine n'appartenant pas à la classe privilégiée des Méditerranéens. Non, je ne suis pas chauvine. J'aime pas les touristes, c'est tout. Et encore moins les Parisiens. Je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça. Mon Papa a toujours râlé contre « ces cons de Parigos », alors je fais pareil. Je suis un joli mouton, bêêê. Et puis j'ai des circonstances atténuantes, vu que j'ai été conditionnée depuis ma plus tendre enfance.
L'Été, c'est aussi la saison des barbecues ! Rien que le mot me met l'eau à la bouche. Quoi qu'en disent les reportages télévisés nous prévenant sur la qualité douteuse des saucisses épicées, je suis une fan inconditionnelle des merguez. Haaa, l'ambiance barbecue à domicile ! Papa s'occupe du grill, Maman de l'accompagnement, et Mamie de l'apéro. Pour moi, ça sera biscuits salés (prophètes de la Cellulite) et gambetta limonade. Et puis, en dessert, ne jamais oublier les fraises. Je suis folle, raide dingue de fraises. Pour moi, il existe deux alternatives de la fin du monde. Soit une pénurie de fraises, soit une pénurie de beau garçons. Mais on ne vit pas d'amour et d'eau fraiche, alors les beaux garçons, c'est bien, mais ça passe après les fraises.
Ce que j'adore également en cette Saison bénie par Bouddha lui-même, ce sont les chaudes soirées tardives (chaudes dans le sens qu'il faut encore chaud, même s'il fait nuit... je vous vois venir, petits farfelus !). Quand on rentre chez soi après une dure journée à rien foutre, du sel qui crisse dans les cheveux et du sable tout plein le maillot de bain (ce qui n'est pas pratique du tout quand on va aux toilettes et qu'on met du sable partout). Au crépuscule, avec Maman, on s'amuse parfois à regarder les chauves souris qui passent à vive allure dans le ciel, voletant à basse altitude et nous débarrassant gracieusement de ces saloperies de moustiques.
Et puis, l'Été, c'est la saison de mon anniversaire, des vacances, et des amis 24h/24 !
Alalah, vivement cet été !